Thomas Massie, représentant républicain du Kentucky, a présenté une proposition de mise en accusation de Pete Hegseth, ministre de la Défense des États-Unis, au Congrès. Cette proposition obligera la Chambre des représentants à voter sur ce sujet dans les deux jours à venir.
Les accusations de Massie contre Hegseth
Massie a accusé Hegseth, mardi, d'avoir commis des crimes et des infractions graves, en faisant référence aux opérations militaires en Iran, aux attaques maritimes dans les Caraïbes et aux différends concernant la liberté d'expression. Cette proposition, en raison de son statut de proposition privilégiée selon les règles de la Chambre, contourne les retards habituels des comités et rend le vote complet à la Chambre obligatoire.
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Violation de serment et devoirs légaux
Massie a déclaré que Hegseth avait violé "son serment de soutenir et de défendre la Constitution des États-Unis" et avait ignoré "son devoir légal d'assurer l'application correcte des lois, en particulier en ce qui concerne la guerre". Il a également fait référence à l'abus de pouvoir de Hegseth au sein du ministère de la Défense.
Cette action est considérée comme une tentative historique d'un législateur de son propre parti de mettre en accusation un membre du cabinet, et elle survient après des tensions continues entre les deux hommes. En mai, Hegseth s'est rendu au Kentucky pour soutenir Ed Galle, un ancien marine, qui rivalisait avec Massie lors des primaires républicaines.
Impact sur le climat politique
Le vote à venir créera un climat politique tendu. Alors que les démocrates avaient précédemment présenté leur propre proposition de mise en accusation contre Hegseth en raison de ses politiques sur l'Iran et de la gestion des informations classifiées, de nombreux législateurs de ce parti soulignent que tout renvoi devrait se faire après des enquêtes officielles des comités. De plus, les républicains de la Chambre font face à un vote complexe avant les élections de mi-mandat.
Selon la loi sur les pouvoirs de guerre, le président doit mettre fin à des opérations militaires non autorisées dans les 60 jours si aucune autorisation officielle du Congrès n'est obtenue. La Chambre a précédemment adopté deux lois sur les pouvoirs de guerre avec un soutien bipartite.
Défense des antécédents du ministère de la Défense
Kinsley Wilson, porte-parole du ministère de la Défense, a défendu les antécédents de l'administration mardi. Il a déclaré : "Les normes et les compétences sont revenues et notre force militaire est plus forte que jamais" et a ajouté que Hegseth "a réduit la bureaucratie et libéré l'innovation".
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Source: independent.co.uk



