Mark Carney, Premier ministre du Canada, a accusé Donald Trump d'exercer une "pression économique" après que Trump a menacé d'imposer des tarifs à l'Union européenne. Cette menace est survenue après l'annonce de l'éventuelle adhésion du Canada en tant que premier membre associé de l'Union européenne.
Utilisation des outils économiques
Carney a déclaré lors d'un discours au Parlement européen : "Les outils économiques sont désormais utilisés pour contraindre et exercer des pressions". Il a également souligné que "l'intégrité économique est devenue une arme et que les tarifs sont utilisés pour exercer des pressions", bien qu'il n'ait pas mentionné spécifiquement le nom de Trump.
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Il a insisté sur le fait que le Canada ne cherche pas à établir un "règne" ou une puissance et continuera de collaborer avec l'Europe pour des intérêts communs. Carney a ajouté avec un sourire que cette coopération n'est pas destinée à devenir "une puissance concurrente avec de meilleures manières", ce qui semblait faire allusion aux tensions entre Trump et les pays européens, provoquant des rires parmi les membres du Parlement.
Menaces de Trump et réactions
Trump a déclaré aux journalistes mercredi que cet accord pourrait être interprété comme un "acte hostile". Il a ajouté : "S'ils font cela et si je pense que c'est un acte hostile, j'imposerai des tarifs très élevés ou je mettrai fin au commerce avec l'Europe dans de nombreux cas" et a qualifié cette proposition de "ridicule".
Trump avait précédemment menacé d'imposer des tarifs à l'Europe et à Ottawa, en mentionnant qu'il pourrait transformer le Canada en "51e État" des États-Unis. En juillet de cette année, il a imposé des tarifs de 50 % sur des articles tels que l'alcool et les bâtons de hockey, accusant le Canada de "discrimination continue".
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a abordé les avantages d'un rapprochement des relations avec le Canada dans son discours annuel au Parlement européen, annonçant que ce pays pourrait être reconnu comme le premier membre associé de l'Union européenne. Cependant, quatre diplomates ont déclaré aux médias que les capitales de l'Union européenne avaient été surprises par cette annonce, ce qui a provoqué une confusion considérable.
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Source: independent.co.uk



