La police a arrêté mardi des dizaines de manifestants qui s'étaient rassemblés devant le tribunal de Caglayan à Istanbul. Ces manifestants ont protesté pour demander la libération des activistes LGBTQ+ qui avaient été arrêtés lors d'une répression massive quelques jours auparavant.
Répression des activistes LGBTQ+
Dimanche, les autorités turques ont mené une répression contre plusieurs groupes et individus LGBTQ+ et ont arrêté des dizaines de personnes. Cette opération a inclus des raids sur des bureaux d'associations et des lieux de rassemblement populaires. Les sites web de ces organisations ont également été bloqués.
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Le ministre de la Justice turc, Bekir Bozdağ, a déclaré que cette répression avait été menée pour "protéger les enfants, l'institution familiale et l'ordre public". Il a indiqué que cette opération, nommée "Ma famille est en sécurité", avait ciblé 162 suspects, neuf associations et 13 entreprises.
Inquiétudes internationales et réactions
Parallèlement, Michael O'Flaherty, commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe basé à Strasbourg, a exprimé mardi ses inquiétudes concernant ces raids et ces arrestations, déclarant : "Faire référence aux 'valeurs familiales' ou à la 'protection des enfants' ne peut pas servir de justification légale pour des restrictions aux droits de l'homme."
Il a également appelé les autorités turques à libérer toute personne arrêtée pour des activités de défense des droits de l'homme ou pour son travail dans la société civile, ajoutant qu'il continuerait à surveiller la situation.
Les manifestants ont brandi des pancartes avec des slogans tels que : "Être LGBT+ et s'organiser n'est pas un crime" et ont scandé des slogans en faveur des droits LGBTQ+ jusqu'à ce que la police intervienne.
Madame Aslan, une manifestante de 36 ans, a déclaré : "Nous sommes dans une période où l'on essaie de présenter les personnes LGBTQ+ comme la cause de tous les problèmes de cette société."
Le parti au pouvoir en Turquie, dirigé par Recep Tayyip Erdoğan, dont les racines remontent au mouvement islamique turc, a de plus en plus pris position contre les groupes LGBTQ+. En 2015, ce parti a interdit le festival de la fierté d'Istanbul, qui avait attiré des dizaines de milliers de personnes dans le passé. Depuis lors, les autorités ont sévèrement réprimé toute tentative d'organiser un festival de la fierté.
Cet été, un navire de croisière LGBTQ+ qui naviguait en Méditerranée et qui avait déjà jeté l'ancre plusieurs fois en Turquie a été interdit d'entrée dans le pays.
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Source: abcnews.com



