Le gouvernement de Donald Trump a menacé d'imposer des tarifs supplémentaires et de couper le commerce avec l'Europe si le Canada était accepté en tant que membre associé de l'Union européenne.
Menaces de Trump lors de la conférence de presse
Trump a déclaré lors d'une conférence de presse après son arrivée en Caroline du Nord mercredi : "Cette menace dépend des intentions des dirigeants européens. Si les intentions sont bonnes, il n'y a pas de problème ; mais si les intentions sont mauvaises, nous imposerons de lourds tarifs à l'Europe." Il a également mentionné que les États-Unis pourraient arrêter leur commerce avec l'Europe dans certains domaines.
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Trump a poursuivi lors d'un rassemblement électoral dans cet État en disant : "Nous soutenons les pays européens. Il suffit de dire que nous ne commerçons plus avec vous. Nous n'avons besoin de rien de ce que vous avez. Nous avons des voitures, du bois, de la nourriture et tout." Les menaces de Trump et ses commentaires répétés sur la transformation du Canada en 51e État des États-Unis ont terni les relations entre ces deux voisins du nord.
Développements entre le Canada et l'Union européenne
Le Canada cherche à réduire sa dépendance aux États-Unis, qui représentent environ 70 % des exportations de ce pays. Mark Carney, le Premier ministre du Canada, a appelé à la création d'une "coalition unique" avec l'Union européenne. Dans son discours annuel sur l'état de l'Union européenne, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé que le Canada et l'Union européenne élargiraient leur coopération sur la base de l'accord de libre-échange existant, connu sous le nom de CETA.
Von der Leyen a décrit cette relation plus étroite comme étant fondée sur des valeurs démocratiques communes et a dit à Carney : "Après tout, l'Europe et le Canada croient en la démocratie." Carney doit prononcer un discours au Parlement européen jeudi et a été accueilli lors de cette réunion.
Un responsable canadien familier avec les négociations de la semaine dernière a déclaré qu'Ottawa examinait ses relations avec l'Union européenne, qui pourraient ne pas aboutir à une adhésion complète. Ce responsable a indiqué que le Canada cherchait un accord permettant à ses citoyens de vivre et de travailler en Europe sans visa.
Jonathan Wilkinson, ambassadeur désigné du Canada auprès de l'Union européenne, a déclaré qu'Ottawa avait discuté de l'adhésion associée avec des responsables européens avant le discours de von der Leyen et "savait que ce sujet était à l'étude." Il a ajouté : "Le Canada ne cherche pas une adhésion complète à l'Union européenne car cela nécessiterait de céder certaines souverainetés. Au lieu de cela, Ottawa souhaite se rapprocher de ce bloc d'une manière qui renforce la souveraineté canadienne."
Le bureau de Carney a salué la proposition de von der Leyen et a déclaré que le Canada renforçait ses relations avec l'Union européenne "afin de renforcer sa souveraineté" et soutenait un mouvement au-delà du CETA.
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Source: independent.co.uk



